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Yassine Khay, ingé son du groupe nord-américain CocoRosie, a choisi Audio-Technica

CocoRosie est un groupe nord-américain formé en 2003 par Bianca (« Coco ») et Sierra (« Rosie ») Casady. Les deux sœurs sont nées aux Etats-Unis (Bianca à Hawaï et Sierra dans l’Iowa) mais c’est à Paris qu’elles ont décidé de former un groupe, après de longues années de séparation.

Leur musique, savant mélange de pop, d’opéra, de musique électronique et de hip hop, est teintée de poésie et nous plonge dans un univers onirique qualifié parfois de « psyché folk ». Anticonformistes, les deux chanteuses se moquent des préjugés et ont su créer un univers très personnel et spirituel.

Après déjà trois albums à leur actif, CocoRosie sort cette année « Grey Oceans », qui exprime une plus grande maturité. Achevant leur tournée américaine, le groupe sera de retour pour les grands festivals européens et se produira en Chine pour la toute première fois.

Lors du passage du groupe au Casino de Paris les 21 et 22 mai derniers, Yassine KHAY, ingénieur du son du groupe, s’est confié à nous et nous dit tout sur le choix de ses microphones pour cette tournée 2010.

Audio-Technica : Comment en es-tu arrivé à travailler avec le groupe CocoRosie ?
Yassine Khay : Il y a deux ans et demi, en novembre 2007, le groupe CocoRosie s’est produit au Rockstore, une salle à Montpellier où je travaille. La veille, l’ingénieur du son avait été licencié. J’ai donc proposé mes services sur cette date. Quelques mois plus tard, après plusieurs autres concerts, Sierra et Bianca m’ont rappelé pour travailler avec moi. C’est là que l’aventure a commencé.

Audio-Technica : Peux-tu nous parler de ton parcours avant le groupe CocoRosie ?
Yassine Khay : Avant CocoRosie, j’ai travaillé avec plusieurs artistes, principalement dans le milieu du reggae. J’ai fait mes débuts avec les Waiters, puis ai travaillé avec Scata Light et Alpha Blondie.

Audio-Technica : Donc pour toi CocoRosie est un style un peu nouveau ?
Yassine Khay : Oui, tout à fait. CocoRosie pour moi, c’était tout nouveau, très différent de ce que j’avais fait jusqu’alors. Je dirais presque que CocoRosie est un challenge pour n’importe quel ingé son. A chaque concert, c’est un nouveau défi.

Audio-Technica : En quoi exactement est-ce un défi ?
Yassine Khay : Le style de CocoRosie est tout ce qu’on peut imaginer sauf du rock, du reggae ou tout style que l’on connait. Sur scène, les instruments sont extrêmement variés : on y trouve un piano à queue, une harpe, des jouets pour enfants, des tablasses indiennes et un célesta. Parfois, il y a aussi une guitare, une trompette, une basse, une clarinette ou une flûte indienne. La batterie est aussi très surprenante : elle est composée de bidons d’huile vides disposés dans un lit d’enfant. Toute la difficulté est donc de réussir à mixer l’ensemble.

Au début, en tant qu’ingénieur du son, je voulais mixer les instruments. Lors des deux premiers concerts, je me suis arraché les cheveux car je n’y parvenais pas. Aujourd’hui, j’ai compris que ce sont les émotions qu’il faut mixer avant tout et non pas les instruments. Si l’on fait bien attention, on s’aperçoit que chaque musicien exprime une émotion différente dans chaque morceau. Si vous ne saisissez pas l’histoire de chaque musicien, vous n’avez rien compris et vous vous planterez comme beaucoup se sont plantés.

Audio-Technica : Comment as-tu été amené à choisir Audio-Technica ?
Yassine Khay : Je connaissais Audio-Technica car j’ai déjà des produits de la marque. J’ai un AE2500 et deux AE3000 ainsi qu’un casque Audio-TechnicaH-M40fs (remplacé aujourd’hui par un Audio-TechnicaH-M50) au milieu d’autres produits concurrents pour le parc du Rockstore à Montpellier, la salle où je travaille. Pour CocoRosie, je n’arrivais pas à obtenir ce que je voulais, que ce soit pour le piano ou les percussions. C’était encore plus difficile pour le célesta, un instrument très rare démuni de toute harmonique, qui produit des notes pures qu’il est alors difficile de mixer si je n’ai pas les microphones adaptés.

J’ai deux connaissances, Laux et Charlie ( ndlr Laurents Etxmendy, ingénieur du son de Gojira et Charles De Schutter, ingénieur du son de Superbus) qui travaillent avec Audio-Technica. Je les ai rencontrés lors de leur passage au Rockstore : en voyant qu’ils travaillaient avec le même parc, je me suis dis : pourquoi pas. J’ai donc contacté trois sociétés et vous avez été les plus réactifs. J’avais déjà quelques produits et j’avais eu l’occasion de tester votre nouveau microphone à ruban Audio-Technica4081 en studio. J’ai voulu le tester sur le piano à queue sur scène et ai été très agréablement surpris. Tous les microphones Audio-Technica que j’ai mis sur scène n’ont pas à « avoir honte » par rapport aux produits de la concurrence ! J’ai ainsi un parc complet que je retrouve sur chaque scène dans le monde, ce qui est beaucoup plus confortable et me permet d’éviter les mauvaises surprises…

Audio-Technica : Peux-tu nous parler de ton choix de microphones par instrument ?
Yassine Khay : Avant tout, j’ai pris la liste de microphones que j’utilise d’habitude. J’ai alors comparé avec les spécifications du catalogue, particulièrement sur la bande passante et le niveau de pression, afin d’avoir des microphones adaptés pour chaque application.

Sur le piano, je voulais un microphone qui ouvre vraiment : avec les Audio-Technica4081, micros à ruban avec figure en huit, j’ai un champ plus large que ceux que j’utilisais avant. Sur les jouets des chanteuses, j’utilise les Audio-TechnicaM450 et en overheads, les Audio-Technica4040.

Audio-Technica : Aurais-tu des trucs et astuces à donner pour ces microphones ?
Yassine Khay : Sur les jouets, par exemple, Bianca change le micro de place tout au long du concert. Il est donc important que le microphone utilisé fasse le moins de bruit de main possible, c’est pour cette raison que je suis très content de l’Audio-TechnicaM450 car il me produit le son que je souhaite avec la même pression. Pour la Beat Box, j’utilise l’AE4100 : même Vincent, le beatboxer, est tombé amoureux de ce micro !

Audio-Technica : Est-ce que Vincent t’a expliqué pourquoi il aimait l’AE4100 ?
Yassine Khay : Tout d’abord, au niveau de la taille du micro : celle-ci est parfaite pour qu’il puisse le tenir dans sa main quand il fait du beatbox et il a moins de réjection qu’avec son précédent micro. De plus, on entend très bien les basses et c’est tout à fait ce que l’on souhaite car la beatbox joue en fait le rôle de batterie. Ce micro descend très bas : bien qu’indiqué à 60Hz, les sub tremblent jusqu’à 30 /40Hz et je n’ai pas besoin de rentrer dans le préampli comme un malade !

Audio-Technica :Comment as-tu présenté les microphones aux musiciens ?
Yassine Khay : Pour les musiciens ? Je suis un dictateur (rires). Excepté pour Bianca, qui a souhaité garder son micro, il n’y a pas eu de souci pour les convaincre.

Sierra (chant), Vincent (beatbox), Gaël (piano) et Marc (percussions) sont tous très contents de ce nouveau choix. Ils me font confiance depuis le début et savent très bien que je vais faire en sorte que le public soit content, car si celui-ci n’est pas content, ils vont se retourner contre moi ! Pour être franc, je ne vais pas me mouiller pour quelque chose qui n’apporte pas une réelle plus-value au concert.

Audio-Technica : Merci Yassine de nous avoir consacré ces quelques minutes. Nous te souhaitons une bonne tournée mondiale avec nos microphones.

Le parc microphones de CocoRosie
Sierra: AE6100
Vincent (Beat Box): AE4100
Piano: 2 x AT4081(high/low) et 1 ATM650 (medium)
Tablâ (percussion indienne) : 2 x ATM350
Celesta (percussion): 2 x ATM450
Jouets : 2 x ATM450
Batterie :
-Grosse caisse : ATM350
-Caisse claire: ATM650
-Overheads: 2 x AT4040

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter:
Evangéline Pirot
Tél: +33 (0) 143 72 82 82
Email: epirot@audio-technica-europe.com

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